Charles Ayoub est le propriétaire du quotidien Al Diyar.
Depuis plusieurs mois, Ayoub critique le gouvernement et le clan du « 14 février-mars », qui regroupe notamment le PSP (parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt), le mouvement du Futur (de Saad Hariri) et le FL (forces libanaises de Samir Geagea).
Après qu’Ayoub a écrit un article sur Joumblatt et les promesses américaines d’un état Druze au Liban, il reçoit un courrier d’une association en le menaçant de mort.
Le 10 mars, les magasins de la région de Chouf (fief du PSP) refusent de distribuer le journal, probablement sous pression du PSP.
L’intimidation contre le journal et son rédacteur en chef ne s’arrête pas là.
Ces derniers jours, à deux reprises, une voiture avec deux hommes armés s’arrête devant la maison d’Ayoub à 3 heures du matin.
Les deux hommes sortent et demandent au gardien de l’immeuble si Charles Ayoub est là, avant de partir.
La demande de port d’arme qu’Ayoub a envoyée au ministère de la défense, a été refusée, pour la première fois depuis 18 ans.
Il est clair que Charles Ayoub est en danger. Les intimidations des milices de la PSP, FL et autres partis politiques de la majorité fictive, ne pourront jamais étouffer la voix libre au Liban, ni la liberté d’expression.
Leur attitudes, que ce soit en tant que ministres et députés, ou en tant que miliciens, n’ont entraîné le Liban que dans le sang et la destruction.
Il est urgent de soutenir la démocratie et la liberté d’expression au Liban, en soutenant Charles Ayoub.
Mais aussi il est urgent que le gouvernement français arrête de soutenir un parti politique contre les autres, et que les médias français prennent leur responsabilité en soutenant un de leurs confrères libanais.


